Un challenge cycliste que l’on nomme « Festive 500 », qui n’offre aucune autre victoire que le plaisir d’être sur une selle, sur un bout de métal et deux roues, sur de belles routes inondées de lumières d’hiver, quand la tradition nous voudrait blottis au coin d’un feu ou à s’agrandir l’estomac. Dehors le soleil reste bas et les vents soufflent.
Sur ma route, les collines de Grans, de La Fare, du Rove, le plateau de l’Arbois, la plage de Fos-sur-Mer suivi de ses raffineries, les bacs pour traverser grand et petit Rhône, la Camargue entre les deux, la droite route relou jusqu’à Aigues-Mortes, les pêcheurs de La-Grau-du-Roi de retour au port avec le couchant, les chemins de halages dans la nuit pour longer les canaux jusqu’à Palavas puis Montpellier (une nuit chez Thibault) puis au lever du jour direction Frontignan et Sète, les campings aux grands toboggans tous fermés, le mauvais vent des Corbières dans la tronche à partir d’Agde, le beau canal de la Robine pour s’en sortir, le littoral à nouveau jusqu’au Barcarès et une glissade dans les terres pour s’arrêter à Perpignan (une nuit chez Lanja et Nicolas). La route jusqu’à Figueras se conclura en véhicule à moteur avec les copains, les genoux trop fatigués pour ne pas les abîmer à forcer encore. On ravale sa fierté pour les petits 100km qui restaient devant et on savoure les paysages traversés. La conclusion d’une belle année cycliste.