X-Ville de Jordi Colomer + Boulots pour l’espace public de Formes Vives, rdv mercredi 15 juin, 19h au Point Commun (Cran Gevrier)

Ce soir, à Cran Gevrier, au Point Commun, espace d’art contemporain, les copains de l’atelier Et Si actuellement en résidence là-bas m’invite avec l’équipe du Rucher du Haras pour une soirée projection et discussion. Autour du film X-Ville de Jordi Colomer (réalisé en 2015 au haras d’Annecy avec feu Jardin Fabrique et l’ESAAA) et du travail de Formes Vives liées à l’espace public, ça va causer utopies, pratiques collectives, Yona Friedman, années 70 vs génération 2000…

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Fin de résidence — ouverture d'atelier



Voilà, la résidence à Lindre-Basse (CAC Synagogue de Delme) touche à sa fin et comme le veut la coutume, on ouvre les portes de l'atelier pour présenter des choses réalisées durant ces quelques mois. C'est donc mercredi prochain, le 1er juin, à l'atelier de Lindre-Basse (10b rue des cigognes), à partir de 18h30, autour d'un pot bien entendu.

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Expo Formes Vives à Brest



Alors que les gars sont en workshop à Nancy, je prépare une petite rétrospective de travaux Formes Vives dans un chouette lieu associatif à Brest : Kuuutch.
Vernissage vendredi 11 à partir de 18h30. L'expo court jusqu'au 20 avril. Ouvert à toutes et tous.

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«Égalité mon œil», expo d’affiches féministes



S’ouvre demain, lundi 8 février, une expo d’affiches et d’images dédiées aux droits des femmes, à l’Espace Niemeyer (siège du Parti Communiste français). C’est gratos et ça se terminera le 8 mars (journée internationale des femmes pardi). On a une ou deux images qui y trainent. L’expo a été montée par Valérie Debure, Isabelle Jego, Alex Jordan, Laurent Klajnbaum, Guillaume Lanneau, André Lejarre, Sébastien Marchal et Vanessa Verillon, principalement des graphistes! L'affiche, très sympa, est signée Elsa Maillot.
Plus d’info par ici.

Play, La règle du jeu


Le studio Fotokino nous a fait suivre quelques clichés de leur expo
Play (la règle du jeu). Pour les guignards comme moi qui n'auront pas la chance de s'y rendre, c'est sympathique de découvrir toutefois quelques images (et pour nous d’apprécier la présence du projet de kit graphique pour l'Ensa Limoges). Il y a une ribambelle de boulots de graphisme réunis autour d'un certain plaisir du jeu et c'est jusqu'au 31 janvier à Marseille.


Merci à Vincent pour les photos.

Triple Zut — Pierre est parti.



Ton regard va nous manquer.

Pierre Bernard nous a quitté ce lundi 23 novembre, du haut de ses 73 ans de vie, bien remplie. C’est un ami que l’on perd, un complice précieux et sans doute le tout premier supporter de Formes Vives. Depuis nos débuts il était resté un fervent soutien, chaleureux et disponible.

Bien sûr on se souviendra d’images graphiques, qu'il a produit de ses mains, de son trait généreux et déterminé, une graphie reconnaissable entre mille autres par la franchise qui l’engageait «à dessein». Mais aussi toutes ces formes créées avec d’autres, qu’il a su accompagner de sa personne, de son œil critique, de sa culture, de son plaisir de faire. Une belle partie de cette œuvre semble inaltérable, gorgée d’une qualité qui la distingue tant des modes, des pseudo-bonnes recettes et de l’océan de merdes visuelles qui engloutit toujours plus notre environnement.

Vient cette vision d’une grande famille de créateurs prolifiques, celles et ceux qui ont collaboré ou simplement échangé un jour avec Pierre, avant de dessiner leurs propres routes. Une famille bien bigarrée, plein de fois recomposée, parfois déchirée, mais évidemment une famille aujourd’hui réunie par un même sentiment de tristesse. L’impression d’avoir perdu le noyau. Pierre, un drôle d’animal social, qui n’a cessé d’épauler et d’être épaulé à la fois, en s’entourant toujours avec attention. Tantôt tendre tantôt dur, des fois stratège, des fois maladroit, le plus souvent simplement généreux. Le communiste frondeur et poète. Celui à qui l’on doit beaucoup, sans avoir réussi à réprimer la pudeur ou à trouver le bon moment pour lui avouer, il est parti. Triple zut. J’ai aussi une pensée particulière vers Marsha Emanuel et tous ses proches.

On pourrait évoquer le Pierre-infatigable-agitateur, spectateur et acteur jamais repu, animateur crucial de la scène graphique depuis les années 1970, toujours curieux et intrigué par ses pairs créateurs et créatrices, d’ici ou d’ailleurs. Pierre était également militant politique, éclairé, voué à la construction du bien commun, de l’intérêt public. Son investissement dans une succession d’activités débordait amplement du travail de commandes graphiques. Pas de retraite chez Pierre-le-battant, malgré les embûches, les désillusions, les temps qui changent, seule la foutue maladie aura eu raison de cette détermination. J’espère bien que ses convictions continueront d’inspirer les faiseurs d’images d’aujourd’hui et de demain.

Mais avant tout, pour moi, Pierre c’était l’immense finesse d’un regard conjuguée à un humanisme ardent. Un regard unique, aiguisé, précis, attaché au sens et à la qualité plastique de tout ce qui pouvait lui passer sous les yeux. Un regard éveillé au près de Tomaszewski et depuis toujours gardé alerte, sans cesse enrichi, nourri par les créations de son temps. Un regard pour servir cette ambition passionnément moderne : participer toujours et encore à des créations et des aventures «élitaires pour tous». Un Apollon dans la démocratie.

Ton humanité va me manquer.



Peut-être est-ce le moment de relire quelques uns de ses mots, lui avec qui il était si agréable de papoter et débattre.
«La création graphique en France existe», Étapes n°120, mai 2005.
Allocution donnée dans le cadre de la remise du prix Erasme, 2006.
«Un entretien avec Pierre Bernard», extrait de notre mémoire Citoyen-graphiste, 2008.
«L’image est un terrain de lutte permanent», un entretien à propos de la naissance de Grapus donné en 2013 à Xavier de Jarcy de Télérama, publié cette semaine.



Je vous invite aussi à lire Apollon dans la démocratie de Walter Gropius, un de ses livres fétiches. J’ai deux exemplaires à la maison, je peux les prêter.
Et puis n’oubliez pas de lire Le Monde Diplomatique, son journal préféré!

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Fanzines! Festival

L'édition 2016 est tout juste lancée, ça semble fichtrement bien.
Toutes les infos par-là donc.
Au passage, ça nous fait bien plaisir de voir notre typo Berlin (mais qui s'appelle Plogoff en fait) joliment utilisée.

Les Gueules Noires de l'Europe

Je fais tourner l'info sur ce beau boulot auquel participe l'ami Nicolas Leblanc.


Au cœur du Bâtiment des Machines du 9-9bis, dans un cadre préservé, sont exposées les photographies du collectif franco-polonais "Les Gueules Noires de l'Europe" autour d'une histoire et d'une culture commune : la mine. Initié en 2012 par l'association Histoire de Savoir(s), ce projet réunit de jeunes photographes qui vous livrent aujourd'hui leurs visions de ce patrimoine minier. Au travers d'une dizaine de travaux artistiques, vous découvrirez l'activité minière, sa mémoire, ses paysages, sa flore et la vie de ses mineurs d'hier et d'aujourd'hui. Pour découvrir le projet plus en détails, les photographes et leurs travaux, les informations pratiques... Rendez-vous sur le site: www.gueulesnoires.com

"Les Gueules Noires de l'Europe"
du 19 septembre au 11 octobre 2015
9-9bis - Oignies

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