Manifestation anti-raciste du 4 septembre

Quelques images de la manifestation d'hier, samedi 4 septembre, à Paris. Le mot d'ordre : non à la politique raciste et inégalitaire, non à la stigmatisation des étrangers, non à ce petit despote et à ses chiens policiers.

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Patrick Zachmann, ma proche banlieue

Du 26 mai au 11 octobre 2009, la Cité nationale de l'histoire de l'immigration a accueilli une superbe exposition des quelques trente ans d'activité du photographe Patrick Zachmann.

Pour celles et ceux qui estiment que l'art n'a rien à voir avec le social, le travail de Zachmann vous fera mentir en rayonnant, de par sa sensibilité, d'un optimisme trop rare.
L'attention avec laquelle il rencontre et photographie des personnes dans leurs lieux de vie est remarquable ; sa démarche s'attache «aux thèmes de l’identité, de la mémoire et de l’immigration», avec une douceur telle que l'autre, son histoire, sa simplicité «ordinaire» s'affirment avec tout le respect qu'ils méritent. Les clichés tombent. Des voix, des regards nous arrivent enfin. Et alors, soudain, on ne peut être qu'ému devant cette dignité des délaissés enfin conquise.

Travail majeur de l'exposition, « deux allers et retours dans le temps et dans l’espace : Marseille. En 1984, dans les quartiers nord, il confie des appareils photographiques à 11 jeunes de 16 ans pour capter leur quotidien. 20 ans plus tard, il part à leur recherche…»



«Septembre 1984, Hocine, Chérif et Yahia, la "terre rouge", cité Brassens».



«14 juillet 2007. J'avais donné rendez-vous à Chérif, Hocine et Yahia à Brassens pour les photographier à la "terre rouge". Nous montons sur le terrain vague juste derrière la cité. Yahia, le plus motivé pour ce retour en arrière, me montre des points de repère inchangés. C'est une sensation forte de retrouver le décor de photos prises il y a si longtemps. Les trois copains prennent la même pose qu'il y a vingt-trois ans.
Chérif travaille à la Friche Belle-de-Mai, Yahia est devenu agent de sécurité et Hocine est conseiller à la mission locale d'insertion du 15e arrondissement de Marseille »
.

Le livre de l'exposition réunissant de nombreuses photos, des textes du photographe et un dvd du documentaire réalisé à Marseille, Bar centre des autocars (2008), très soigneusement maquetté par l'atelier Atalante / Chloé Tercé, est disponible aux Éditions Xavier Barral pour 39€.

Pour un large aperçu, vous trouverez sur le site du musée une page très riche dédiée à l'exposition, avec des vidéos (dans lesquelles Zachmann montre et parle de son travail — en HQ) et des enregistrements audio des conférences ayant eu lieu en marge de l'exposition.

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Voir (Enfin)



Le sommet de l'Otan a donc bien eu lieu, à Strasbourg. D'un côté la photographie officielle et sa raideur extrême. De l'autre la manifestation de violence, d'énergies désordonnées.

Charlotte Gonzalez nous en ramène un témoignage, une dramaturgie instantanée, tout en images, qui permet enfin de voir. Je me suis presque trouvé soulagé, reposé, en même temps qu'ébranlé, de pouvoir placer des images en lieu et place de la couverture médiatique de l'événement (que les médias soient «grands et dominants» ou qu'ils soient «indépendants»). Les images, si on veut les prendre, peuvent être une source de connaissance bien plus forte et libre que l'effusion constante et couvrante du verbiage journalistique.
Les photos sont dans cette série : La France.

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Amour affiché



Serait-ce un présage printanier?
Un collage festif? Des anonymes reconvertis?
Un affichage libre d'Alsacherie, du côté de Mulhouse.

Why Mister Why?



Présent en Irak entre 2003 et 2004, le photographe néerlandais Geert Van Kesteren montre son travail avec une exposition itinérante ainsi qu'avec un très bon site ; si ce portfolio est full flash avec une navigation pas forcément très commode, il n'en est pas moins remarquable de part la qualité et le nombre des images montrées ainsi que la documentation qui accompagne généreusement les clichés (descriptions du contexte des photos liées à des cartes ainsi que des textes de l'anthropologue Robert Soeterik).
L'ouvrage montrant ce photo-reportage est également très bien construit : il fait partie des livres que Wijntje Van Rooijen et Pierre Péronnet ont présenté dans le numéro 142 d'Étapes.

http://whymisterwhy.com

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On dirait le sud

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À Pierrefitte

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James Nachtwey, war photographer

L'américain James Nachtwey est considéré comme un des plus grands photographes de guerre. Un documentaire de Christian Frier lui est consacré. Ainsi on passe derrière l'appareil photo et on comprend un peu ce qui domine ces photographes qui parcourent notre monde à travers ses conflits, ses tragédies.





Le travail en solitaire, la dureté de leurs sujets mais aussi la concurrence (le presse étant de moins en moins attachée au photo-reportage) font des photographes de guerre des personnages hors du temps, suspendus à des filets de vie. Mais il ne faut pas les voir comme des aventuriers, des fous dansant sur des champs de ruines, car ni l'adrénaline ni le succès ne les aveuglent. Leurs regards restent ceux d'artistes, distants et réalistes, pour qui témoigner, nous faire entrouvrir les yeux, est l'accomplissement crucial.

James Nachtwey donne à voir quelques unes de ses plus célèbres photographies sur son site.

En complément vous pouvez vous reporter au documentaire Rapporteurs de guerre de Patrick Chauvel et Antoine Novat qui s'interroge, mieux que le documentaire sur Nachtwey (quelque peu fétichiste), sur «le droit de photographier la souffrance des autres».

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