Le retour de la topologie urbaine


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l'inscription murale

La semaine dernière, l'émission Pas la peine de crier s'intéressait au Mur, prétexte à aborder entre autre le travail du graphiste Pierre Di Sciullo et celui de feu Zoo Project.
C'est aussi le Mur qui agite Timothée Chalazonitis & Clément Valette, tous deux fraîchement diplômés des arts-déco de Paris et qui bossent ensemble autour de cet espace envisagé comme lieu de possibles inscriptions citoyennes.

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Le Vieux Port, urbanisme de la terre brulée, discours de condor

Au frais du contribuable sont placardées partout dans le centre ville de Marseille ces affiches persuadant le chaland que sur «le Vieux Port on s’y retrouve» avec une belle photo d’une place vide (et vraisemblablement neuve). Vide de gens d’abord, mais aussi vide d’arbres et de bancs, pas même une fontaine ou un pot de fleur. Communication oxymore pour urbanisme moribond.
En ce moment (Capitale européenne de la culture) sur ce Vieux Port, comme guirlande on nous a toutefois gratifié de risibles «Funny Z’animaux», attrape-couillons pseudo-artistique, bon marché et qui fait plaisir aux entreprises «mécènes» du coin.
L’histoire des arbres n’est pas seulement une lubie écolo-bobo quand on sait combien l’ombre est précieuse l’été ici bas ; et le seul apport d’ombre sera apporté par une «ombrière» (toujours pas finie le jour de l’ouverture), un préau dont le dessin «contemporain» renforce à souhait l’aspect glacial de ce nouveau Vieux Port.



Pour revenir à l’affiche de marketing, point d’orgue de l’hypocrisie politicienne locale (et seule âme qui vive dans cette composition), la belle gueule du «président» de la Communauté urbaine, bon winner tempes plus que grises et sourire satisfait, même carrément crâneur (cf sa «citation», mais sa bio wiki «non neutre» est aussi délicieuse). John-Harvey Marwanny lui a tout pris!



Dans le détail on sait que la place a été conçue par le paysagiste Michel Desvigne (mandataire), l’agence Foster + Partner (pour les estacades et l’«ombrière»), l’agence Tangram (pour faire local) et Yann Kersalé (pour éclairer). Côté responsables institutionnels, Marseille Provence Métropole en grosse tête de proue — rappelons que les communautés urbaines sont gérées jusqu’en 2014 par des conseils non élus mais composés de conseillers municipaux des communes membres.

Novembre 2011, Marseille

Quelques images glanées à l’occasion d’un nouveau passage à Marseille où l’équipe Formes Vives (au «grand» complet!) était réunie pour avancer sur une commande tout à fait particulière (et dont on aura l’occasion de vous causer dès que des formes concrètes commenceront à pointer le bout de leur nez). Ce qui n’a pas empêché Nicolas de tomber amoureux du Bar des Maraîchers!

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Septembre 2011, Marseille



Spécial typographie!

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Pas lieu d’être



Pas lieu d'être — documentaire de Philippe Lignières — 52 minutes — 2003.

«Au nom de la sécurité ou de l’hygiène, un urbanisme de la non-assistance s’organise froidement. Synonyme depuis toujours de civilisation, d’ouverture et de solidarités complexes, la ville se morcelle et se ferme de plus en plus à l’autre. Les victimes auxquelles on pense en premier lieu sont les sans-abris. Mais au-delà, c’est toute la façon de vivre dans et de la cité qui en pâtit. Dans cet urbanisme de la surveillance et de la suspicion, la mission historique de la ville, faite de rencontres, de confrontations parfois difficiles mais constructives d’un être ensemble, se dissout peu à peu.»

Les lieux que l’on peut investir, s’approprier, disparaissent et l’obligation est faite d’aller dans les endroits prescrits — bien souvent commerciaux — ou bien de ne pas être là. Chaque geste, chaque acte autre que marcher et consommer, devient un acte de résistance dans un espace public qui devient contraignant voir hostile.

Le lien est fort avec le reportage de Gilles Paté et Stéphane Argillet, Le repos du fakir, réalisé aussi en 2003.



Merci à Grégoire Souchay d’Article11 pour cette ressource.

Juillet 2010, Avignon, Barcelone, etc.

Ce petit mois de pérégrinations était l'occasion d'une coupure rafraichissante avec l'Île-de-France au profit de territoires nettement plus verts et respirables, mais aussi d'espaces urbains dépaysants. La suite délocalisée des topologies urbaines.

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Avril 2010, Rennes, etc.

Après une petite semaine de travail aux côtés de Nicolas, à Brest, je suis passé en coup de vent dans le chef-lieu de la Bretagne, Rennes. L'occasion d'un petit parcours dans les charmantes petites rues (mi-moyenâgeuses, mi-centre-commercial) de son centre.



J'y ai vu une jolie frite peinte, j'ai pu apprécier l'ineffable efficacité d'une affiche typo noire sur fond fluo.

Il y a avait aussi cette photo collée dans une niche (une fenêtre sans doute murée depuis un bon bout de temps), il y avait, sur des plaques de rue, un dessin de caractères typo d'un grotesque fort sympathique.



Et pour finir, l'inratable mise en regard de deux grands usages historiques de l'image dans la ville ; l'église, son architecture et ses icônes ; l'industrie et ses publicités. Voilà pour Rennes.

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