Sept châtaignes chacun


Nouveau mix magique de Maxime Canelli avec des morceaux de museyib abbasov & ashug akbar jafarov, ghédalia tazartès, eustaquio vigil, fonó zenekar, new york...

Le soleil était un œuf vert

Il y a des livres que l'on choisit à la couverture, au titre. — Le soleil était un œuf vert du poète autrichien Artmann (malheureusement très peu traduit en français) fait indéniablement parti de ceux-là — Et puis, séduit par ces mots et ces dessins, on entre-ouvre le livre et bien vite on le referme comprenant qu'un secret bien gardé pourrait s'y dévoilé trop vite. On l'achète les yeux fermés.

Il y a des livres qui chamboulent, viennent perturber un rapport aux choses qui semble figé une bonne fois pour toutes, enraciné dans l'entendement. Dans l'ombre de la connaissance des choses, du monde raisonnable, s'établissent d'autres lois, symboliques, holistiques, magiques. Artmann nous en livre quelques-unes dans ce recueil de 27 épisodes autonomes qui s'apparentent à des mythes fondateurs du monde où se meuvent entre-eux éléments, corps, sexes, objets, il y a des apparitions de monstres, de source, de machine à coudre, de kayak, de noisetier, d'extracteur de miel, de hamburger, du café…

Le soleil était un œuf vert (1982), édité chez Grèges en 2011 à 500 ex.

Compil Zammix, novembre 2016



Trimballés avec moi sur des milliers de kilomètres, par les trains à moitié vides, les bagnoles d’inconnus et les fuites à vélo, il y a des amandes, du chocolat, des noix, des fruits secs, des herbes parfumées, un ordinateur souvent, un téléphone en fin de vie, un Opinel 9 ou 8, un petit cahier avec dedans quelques souvenirs consignés, un 2B, une brosse à dent et trois vêtements propres, et toujours il y a aussi un bouquet de fraiches musiques, cueillette insatiable au gré des rencontres, pour les fêtes qui arrivent.
Zammix 1611 – Pour les aventures couleur zigzag

Une collaboration (qui n'a pas encore de titre) avec l'école d’art de Limoges et Marion Pinaffo

Cette semaine de novembre, les trois Formes Vives, Marion Pinaffo, Madeleine, Anna, Mellie, Mathilde, Marion, Rémy, Mathieu, Camila, Marie-Élise, Marjorie (étudiants de l’école d’art de Limoges) et Naïma Pollet sont réunies. C’est le premier de trois temps d’intervention, une sorte d’atelier expérimental qui devrait nous amener à une création plastique et mobile, que nous a commandé l’Ensa Limoges pour fêter les 150 ans de l’école, avec une question sous-jacente : qu’est-ce qu’une école d’art en 2017?



Voici un petit texte d’intention diffusé au près des étudiants quelques jours avant notre venue :

Titre à trouver ensemble,
Une proposition buissonière pour une école d’art de son temps, 150 ans après la naissance du Capital (et de l’école d’art de Limoges).
Une proposition de Formes Vives et Marion Pinaffo.

Nous proposons de prendre le chemin de l’école à la ferme, avant de revenir à l’école. Nous créerons un collectif avec des étudiant-e-s, pour vivre et travailler ensemble, un kibboutz nomade, d’artistes curieux et touche-à-tout, un début de bolo’ dont l’objet est d’ouvrir une voie personnelle, une voie que vous pourrez appeler école d’art si vous le souhaitez. Nous inventerons des formes ensemble, ici et là, utiles et inutiles, surprenantes et ambitieuses, nous croiserons les pratiques, nous préparerons des fêtes, nous nous enivrerons de rencontres, de lectures, de banquets, nous travaillerons la terre comme nous bricolerons des machines, nos vies en sortiront transformées — ce que nous ne manquerons pas de vous faire partager.

Première période du 14 au 18 novembre de 9h à 19h, dans le hall de l'Ensa Limoges.
Deux points météo à 9h et à 14h, vous êtes les bienvenus pour nous accompagner, nous suivre pour l'année, ou passer pour le café.




Second + troisième temps, du 27 février au 3 mars + du 15 au 19 mai. Avec Laurie Peschier-Pimont et Lauriane Houbey pour encore agrandir l’équipe!

MidiMinuitPoésie


Le seizième festival MidiMinuitPoésie organisé par la Maison de la Poésie de Nantes se tiendra du 7 au 11 décembre à Nantes donc.
Un généreux programme aux frontières de la poésie, des arts, de la musique et de la performance dans lequel on retrouve entre-autre les copains de la Folie Kilomètre ou encore la revue Vacarme.

L'affiche a été réalisée avec Antonin Faurel, c'était lors d'une chaude journée d'été, sur la côte, nous sommes partis nous promener dans les rochers, une flânerie photographiée, estivale, légère, nous avions envie de voir des corps réchauffés, gesticulant, pour un affichage que nous savions quasi hivernal. Avec la participation d'Anne-Cécile, Coline et Quentin.




80x120 cm et 40x60cm, impression Lézard Graphique 2 couleurs

Festival Obliques à Brest, deuxième édition

La deuxième édition du festival Obliques a commencé hier au Maquis, dans le quartier de Saint-Pierre à Brest. Il dure tout ce week-end et le week-end prochain. Nous avons dessiné une nouvelle fois l'affiche du festival (et cette fois encore imprimée par Lézard graphique) et le programme. Une image comme une réponse à Prévert quand il nous dit que «le sang ardent de l'amour coule dans nos veines», et qu'on aimerait le croire.

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Sur la Petite Ceinture — les draisines!

Du 27 au 29 octobre, de 10h30 à 18h, quatrième et dernier de nos chantiers ouverts sur la Petite Ceinture!
Avec Les Saprophytes et Sophie Tartière, nous serons de jeudi à samedi à nouveau sur notre tronçon d’expérimentation sur la Petite Ceinture parisienne, dans le XXe arrondissement (entrée par le 49 rue Petit, proche métro Ourcq). Au programme : beau temps, cafés chauds, suite de la construction de nos draisines (objets roulants sur rails), et sans doute une randonnée samedi (en off).
Vous pouvez suivre l’actualité des actions menées actuellement sur les quatre tronçons expérimentaux via le groupe Facebook « La Voie de Paris ».

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Villes réelles, Villes rêvées




Dunkerque, la semaine dernière, montage de la scénographie
de Villes réelles, villes rêvées, une exposition de la Halle aux sucres, « Learning center » de la Communauté urbaine de Dunkerque.

« Une exposition sur les visions utopiques d’hier, les réalités urbaines d’aujourd’hui et les fictions numériques de demain.
Sur 250m², la scénographie immersive met en regard des projets architecturaux ou urbains, ainsi que des pratiques d’habitants avec des reproductions d’œuvres issues des mondes de l’art, la pop culture… la fiction, la série, le jeu vidéo… On interroge ainsi les continuités ou discontinuités entre la fabrique et les représentations de la ville, et l’on met en perspective les projets architecturaux et urbains et les imaginaires collectifs qui traversent nos époques. »


À l'invitation des designers de Millimètre en charge de la scénographie, nous intervenons sur le volet graphisme. Nous réalisons pour l'occasion l'ensemble de textes (cartels, légendes, frise chronologique, titres, espaces ludiques, informations variées) à la main. Textes inscrits sur des structures-totems aux côtés des visuels et reproductions d'œuvres. Constituant une petite ville en carton finement dessinée, les quatre îlots présentent via quatre périodes thématiques l'ensemble des contenus. Nous avons aussi conçu des tapis aux motifs vectoriels (impression sur lino), installant les structures sur des aires colorées. Et il y a l'affiche de l'exposition, un dessin bien bolo'bolo venu squatter la com' très chartée de la Halle aux Sucres.

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