«Le syndicalisme prépare l'émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste»

Demain, mardi 7 septembre, c'est grosse manif'!
L'objet de la mobilisation : résister face à la contre-réforme des retraites, la énième mesure inique d'un pouvoir tout entier dévoué au néo-libéralisme. Une bonne émission de Mermet avec Bernard Friot (sociologue et économiste) ou bien le site Retraites – Enjeux – Débats sont deux bonnes entrées dans le sujet.



Pour celles et ceux qui le souhaitent, le rendez-vous Ne pas plier est donné à l'angle de la rue St Gilles et du boulevard Beaumarchais à 12h30 pour une distribution d'autocollants. Serons aussi présents quelques graphistes avec des images… À voir!



Le texte du tract de Ne pas plier accompagnant l'autocollant à lire sur l'Humaginaire.net.

Manifestation anti-raciste du 4 septembre

Quelques images de la manifestation d'hier, samedi 4 septembre, à Paris. Le mot d'ordre : non à la politique raciste et inégalitaire, non à la stigmatisation des étrangers, non à ce petit despote et à ses chiens policiers.

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Le fil de la ville – le choix de Bobigny : les services publics

Nous sommes très heureux de vous présenter la campagne d'affiche qui a été lancée lundi à Bobigny et sur laquelle nous avons travaillé. Les premiers éléments ont été collés sur le territoire de la ville et d'autres apparaitront dans les jours qui viennent…



La mairie communiste de Bobigny est une des dernières à donner toute sa confiance au travail de graphistes indépendants et d'artistes pour sa communication. Une communication politique, comme ils l'affirment, qui consiste notamment en 3 ou 4 campagnes d'affichage par an. (On peut citer les très réussies campagnes pour «Bobigny-sur-Ourcq» avec Michel Quarez en 2007 et Paul Cox en 2009.)

L'une de ces campagnes se fait à la rentrée, en septembre, et consiste à accueillir les Balbyniens en ouvrant l'année sur un sujet politique. En 2010, ce sont les services publics, leur défense et surtout leur promotion, que la mairie a choisi pour faire un travail d'échange avec l'ensemble de sa population. Car, en temps de «crise», (ou plutôt en temps d'accroissement violent des inégalités,) la politique gouvernementale dégrade systématiquement les services publics (réforme territoriale, suppression de la taxe professionnelle, recul de l'âge de départ en retraite, non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, injustice de l'impôt avec le bouclier fiscal…) au profit d'un «chacun pour soi» dont on sait que trop bien à qu'elle minorité cela profite. À l'inverse, à Bobigny s'est récemment construit un centre de santé de proximité, une nouvelle école, un nouveau centre de loisir, des logements sociaux… tandis que le nombre de fonctionnaires rattachés à cette ville est très important (Bobigny héberge entre autres la préfecture, le conseil général et la CAF de Seine-Saint-Denis). Ainsi, sans doute encore plus qu'ailleurs, les services publics sont ce qui tisse la ville.

Notre travail commence ici avec cette notion de fil de la ville que la mairie veut appuyer. De notre côté, nous nous saisissons du sujet et, parmi nos idées, nous voulons compléter cette notion du fil (qui nous parle de territoire, d'emplois) par la notion du choix politique (qui nous parle de citoyenneté et d'histoire). Pour la mise en forme, après des essais dessinés, figuratifs, c'est avec des formes peintes et abstraites que nous réunissons dans équilibre agité les deux notions — du territoire et du choix politique — pour nous amener aux services publics. La notion de lutte, de résistance, saisie dans la formule «Ne pas couper» est quant à elle au second plan. Enfin, le slogan annuel de la ville, «Allumons les étoiles», intervient comme une signature.
Cette mise en forme est un jeu entre le rigueur géométrique forte du constructivisme et les traits imprécis et urgents d'expressions militantes amateures.

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Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton

Fw : Jean-Paul Bachollet :

«Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s'étaient établis à Rouen. Voilà la troisième fois que j'en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir. L'admirable, c'est qu'ils excitaient la Haine des bourgeois, bien qu'inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols. Et j'ai entendu de jolis mots à la Prudhomme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d'ordre. C'est la haine qu'on porte au Bédouin, à l'Hérétique, au Philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m'exaspère. Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton.»
Gustave Flaubert à George Sand, le 12 juin 1867.



Manifestation le samedi 4 septembre 2010
Place de la République, à Paris, à 14h00
et Place de la Liberté, à Brest, à 10h30

Atelier de communication graphique militante à l'Altervillage d'Attac

Du 12 au 19 août avait lieu la troisième édition de l'Altervillage, organisé par Attac. Comme Sébastien Marchal et moi-même avons un pied dans la «commission communication» de cette association altermondialiste, nous nous sommes retrouvés invités — par Hélène Herrin — à cet événement estival et militant — qui est à ne pas confondre avec une université d'été ; au programme, des ateliers et des discussions sur les pratiques militantes dans un cadre aussi chaleureux que revigorant.



Sébastien ne pouvant s'y rendre, j'ai proposé à Geoffroy Pithon et Aurélien Thibaudeau d'être de cette nouvelle petite aventure (récemment nous avions travaillé, avec Élise Tchoukriel, sur un journal à Chaumont…). Nous avons ainsi proposé un Atelier de graphisme : poétique de la communication militante sur deux après-midi. L'objectif étant de sensibiliser au travail des images en donnant quelques idées pour que des amateurs puissent faire progresser leur travail graphique.

Nous avons commencé les deux temps par une projection d'images. La première après-midi nous avons attiré l'attention des participants sur l'esthétique en montrant une grande variété d'écritures visuelles (majoritairement des «bons» exemples graphiques) et avons ainsi planté le décor en amenant quelques discussions.

Nous avons ensuite demandé aux participants d'aller chercher dans leurs souvenirs, dans leurs cultures, un exemple d'image les ayant marqué d'un point de vue esthétique. Cela a amené d'autres discussions et clôturé «l'échauffement».
Pour passer ensemble à la pratique, nous avons d'abord collectivement choisi de travailler sur un même sujet, les retraites (ô combien d'actualité, rendez-vous le 7 septembre!) et avons divisé notre groupe de 10-12 personnes en 2 ; avant de se lancer sur les crayons, chaque groupe réfléchissait à comment s'approprier ce sujet, par quel angle le prendre pour, dans un second temps, en communiquer une idée pertinente. Très vite les premiers croquis sont arrivés.



La deuxième après-midi a également commencé par une projection, plutôt consacrée aux techniques cette fois avec de rapides topos sur l'offset, la sérigraphie, la roto… et des exemples de ce qu'on peut en faire.



On ne s'est pas trop attardé sur la projection car les participants avaient une nette envie de poursuivre le travail entamé la veille. Cette fois, en plus des crayons, nous leurs mettions à disposition de l'encre de Chine. Chacun, individuellement, a ainsi poussé son ou ses idées avant que nous accrochions les propositions et les discutions ensemble.



La durée de l'atelier était un peu courte et le matériel que nous avions pu ramener un peu maigre pour que des propositions puissent être abouties mais les participants ont tous pris du plaisir (un peu comme si depuis la maternelle on les avait privé de dessiner) et certaines idées graphiques n'ont pas manqué de nous surprendre.

Pour clôturer l'atelier, nous avons remis à chaque participant une médaille ; la médaille d'Insurgé des Arts et des Lettres. Nous les avons préparées spécialement pour l'occasion, conçues et fabriquées à l'atelier Tireuse-Bateuse d'Aurélien et Geoffroy. (En soi elles sont un exemple, un possible, d'expression graphique militante!)

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Août 2010

Quelques images ramenées d'ici ou là, de l'urbain mais surtout du rural…

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Non Merci

Un écran publicitaire éteint, aujourd'hui à la station Duroc à Paris.

Arts et Sociétés


Séries Calais, Bruno Serralongue
2006-2008

Dans le cadre d'un séminaire de Sciences Po, Arts et Sociétés, les journées d’étude organisées en septembre 2006 et 2007 à la Fondation Hartung-Bergman, visaient à questionner le processus actuel de redéfinition de l'art et de sa légitimité sociale, dans une perspective historique suffisamment longue pour être probante.

Pour l'occasion, un site web a été créé. Ainsi sur www.artsetsocietes.org, il est possible de retrouver l'ensemble des textes rédigés à la suite de ces journées d'étude. Bien que l'arborescence du site soit mal conçue, il est plaisant d'y puiser les réflexions.

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