C’est l’été, le temps des chantiers : Studio Plage en Vendée + Minuit avant la nuit à Amiens…

…enfin très bientôt l’été.



Depuis un peu plus d’une semaine, les Formes Vives s’activent du côté de Sion-sur-l'Océan (Vendée), en compagnie de Barreau & Charbonnet + le collectif Fichtre, pour la création de l’installation « Studio Plage » (esquisse dessinée cet hiver). Au total c’est quatre semaines de chantier pour fabriquer ce premier épisode de « Studio Plage » titré : « Les aventures des mers de l’ouest ».
On construit un vrai faux décor de cinéma d'inspiration océnographique, imaginé, dessiné et fabriqué par notre super équipe d’allumés. Une installation en front de mer s’adossant à un bâtiment vétuste prochainement détruit ; un équipement proposant toute une panoplie d’usages (s’assoir, manger, kiffer le paysage, accueillir des concerts, s’orienter) et qui accompagne la transition d’un bout de ville (c’est une commande publique de la mairie de St-Hilaire-de-Riez). Un travail qui peut aussi se regarder comme une œuvre, éphémère et joueuse.



Cette première phase sera inaugurée jeudi 21 juin avec fanfare et défilé de chars! Il y a un tumblr qui sert d’archive du projet, et pour suivre en live : rdv sur notre instagram et celui de Barreau & Charbonnet.



Les deux tiers des Formes Vives feront la route ce weekend vers Amiens, parc St-Pierre, où on enchaîne vers un autre chantier : dessiner et fabriquer une signalétique pour le festival Minuit avant la Nuit, dont on a fait l’affiche aussi. Le festival aura lieu les 22-23-24 juin, c’est notre première collaboration avec un festoch de musique, on est bien contents!

Et encore un peu après, à partir du 2 juillet, ce sera l’heure de Superpile à Roubaix, quartier du Pile, un chantier ouvert avec toute une tribu de constructeurs réunis pour l’occasion et avec en chef d’orchestre nos ami·e·s Les Saprophytes. Ce sera dans la foulée des troisièmes rencontres Superville (qui auront lieu à la Condition Publique le weekend du 30 juin) ; on participe à l’identité et à la signalétique de Superpile, avec Nicolas aux fourneaux.

Contributions dessinées à la presse de qualité : couverture du CQFD n°166 + double page dans Panthère Première n°2



Ça y est, on a enfin dessiné une couverture pour le légendaire CQFD, n°166! Journal de mauvais garçons fabriqué rue Consolat à Marseille (et comptant des contributeurs·trices bien au-delà), un mensuel qui parait en presse partout sur l'hexagone, archi-indé-qui-lâche-rien, qui peut aussi se montrer curieux et drôle, avec une maquette et une ligne éditoriale se bonifiant avec l’âge… (on pourrait même dire qu’ils ont fait un super mercato en recrutant quelques zozos de grands talents après la liquidation d’Article11…). Un coucou au passage aux brillants Baptiste Alchourroun, Vincent Croguennec, Hector de la Vallée et Jérémy Boulard le Fur qui sont devenus des dessinateurs réguliers de CQFD, quel plaisir de les croiser dans les pages de ce canard d’enragé·es! Et dans ce n°166 il y a même un papier de Frantz d’Espaces Possibles! Décidément, les copains sont partout.



Pour les Marseillais·es vous pouvez croiser l'équipe à Manifesten chaque mois pour la sortie du nouvel opus… et pour les Brestois·es, CQFD déboule le 9 juin à L’Avenir (rue Bugeaud) pour fêter ses 15 ans à l’autre bout de la France! Il y aura des débats et des concerts et des boissons alcoolisées et des gens qui fument des roulés non stop, ça risque du durer toute la journée cette histoire.



Deuxième publicité éhontée pour les copines de Panthère Première qui viennent de lancer leur second numéro, avec toujours une maquette qui déboite signée Félicité Landrivon, Jeanne Gangloff et Éléonore Jasseny et des papiers bien attirants — ligne éditoriale aussi simple à décrire que les papiers sont bons à lire! —, avec entre autres un dossier « Héritage et inégalités de patrimoine » qu’on attendait avec impatience. On a signé la mise en forme d’un schéma dans ledit dossier…
Panthère Première est diffusée dans les bonnes librairies, comme l’Hydre qui vient d’ouvrir rue St-Savournin (à Marseille toujours) — avec un aménagement classieux dessiné, construit et installé par les champion·es d’ETC.



C’est évidemment plus la peine de demander quand est-ce qu'on ressortira un numéro d’Article11, mais pour qui veut savoir ce que font maintenant ses pimpant·es rédacteurs·trices, il vous suffit de lire les publications ci-dessus.

France Gall, tu l'aimes ou tu la quittes – en soutien aux migrant·e·s précaires



Un double album avec son lot de pépites et de trucs zarbis, un hommage aussi improbable que bien vu, une occasion à pas rater pour replonger dans le répertoire de France Gall, de façon irrévérencieuse et tendre quand même. À prix libre, toute la thune va en soutien aux migrants précaires via les collectifs RESF 69 (Réseau Éducation Sans Frontières) et Jamais Sans Toit. Visuels Félicité Landrivon.
Le volume 1, le volume 2.

Le site internet du Vide

L'association du Vide, quand nous les rencontrons, c'est d'abord un spectacle Le vide, essai de cirque. Qui claque. Au début, c'est déjà commencé, lentement, ça commence comme du cirque, comme l'idée qu'on se fait du cirque, mais après ça part ailleurs. Mais peut-être que le commencement c'était plutôt l'attente avant le spectacle, ou bien le chemin avant de s'asseoir. Et si le commencement c'était un livre. Et si le commencement c'était le spectacle.
Parce que aujourd'hui d'autres spectacles s'écrivent, et toujours à la corde.

Nous avons réalisé l'identité de l'association avec logo et typos originales. Nous avons dessiné le site, développé par notre ami Julien Rodriguez. Et on peut que fortement vous inviter si l'occasion se présente à ne pas louper le vide s'il passe près de chez vous.

Compil Zammix 1805 – Pense pas et danse



Enfin une nouvelle compil de pépites, patiemment collectées, méthodiquement assemblées. Cette fois c’est très groovy, très dansant, si vous n’aimez ni la disco ni danser ni la fête, passez votre chemin. Par contre vous avez besoin d’une playlist pour animer votre boum, sur le créneau début-milieu de soirée? Just for you.
Zammix 1805 – Pense pas et danse

(Photo David Hurn, disco roller skating on the beach front. 1980, Venice Beach, LA.)

La Marche des Migrants, à Marseille ce weekend



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L’état livre sa guerre à la ZAD



« Ces chairs blessées, ces morts possibles dans l’acharnement policier sont désormais le prix que l’État macronien est prêt à payer pour ne laisser aucune place à un espace d’expérimentation collective, pour enrayer la solidarité. »
Pour suivre : Zad Nadir, Reporterre
Une grande pensée à tou·te·s les copains·copines sur la ZAD actuellement. Le massacre en cours est terrible, leur résistance est si belle, folle, importante, épuisante. Dans cette zone d’utopies, de vie collective, de travail de la terre, de réenchantement du monde, l’État policier a amené la guerre depuis 3h du matin lundi, voilà le sang, la douleur, la destruction. Grenades explosives en tir tendu et continu, flashball, ciel imbibé de lacrymogène, hélicoptères pour semer la peur et empêcher le repos, pelleteuses et bulldozers pour écraser les humbles et jolies cabanes. 2500 militaires, irréel, mauvais rêve. Accès à la zone quasi-impossible, ça s’appelle un siège, une nasse sur plusieurs hectares. Des milliers de grenades, et encore et encore des grenades, les fabricants d’armes s’en frottent les poches, c’est bon pour la croissance. L’État bon père de famille qui parle toujours d’économie ne dira jamais combien coûte un tel gâchis, un tel carnage. L’État judiciaire laisse faire et prépare même sans doute quelques punitions cyniques au profit de ses chiens de garde. Les tas de journalistes regardent à côté, parlent d’affrontements quand il y a harcèlement, agression, manipulation de masse, mépris des lois, méprise de la vie. Pacha Mama tu tournes encore et on se demande pourquoi comment.

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L’Ambassade du Turfu, 2 ans!

Ça y est, l’Ambassade du Turfu a un joli site bien rempli pour se présenter!
Rétroviseur : printemps 2016, le Collectif ETC chopait les clés d'une maison de ville à la Belle-de-Mai (Marseille), dealant avec le propriétaire l'aménagement du rez-de-chaussée (70~80m2) en atelier avec cuisine, en échange des premiers mois de loyers… L’étage de la maison (le « Haut-Turfu ») est loué par des ami·e·s dont une partie travaille aussi en bas.
Été 2016, je me retrouve à Marseille et me pose temporairement dans ce lieu alors quasi-vide, pendant les vacances des ETC. Comme le lieu et le quartier m'ont beaucoup plu, je n’en suis jamais parti!
Quelques mois plus tard on finit par se mettre d’accord pour un nom : l’Ambassade du Turfu.
Pour les ETC, ce lieu incarne leur installation à moyen-long terme à Marseille avec la possibilité d’un investissement local continu, en parallèle de leurs activités aux quatre coins de la France. Il y a l'envie de petits chantiers sur l’espace public, de coups de pouces à des structures sociales et à des habitant·e·s, la possibilité de prêter notre lieu à des associations amies et d'accueillir des copains·copines en résidence ou simplement de passage. Les pièces rapportées (comme moi) participent aussi à cette dynamique ; travaillent aussi ici Alexandre Malfait (l’Atelier Bivouac), Diane Bousquet (l’Atelier Approches) et Quentin Bodin (collectif Super Terrain). Les successifs travaux d'aménagements pensés et réalisés par les ETC font de ce lieu un espace de travail tip-top, avec un fonctionnement collectif maintenant bien rodé — avec le moment phare de la journée, les repas du midi « en famille », préparés chaque jour par deux personnes différentes.
Depuis quelques jours, le site de l’Ambassade du Turfu est « ouvert », présentant les résident·e·s et les actions déjà menées.



Quelques photos souvenirs : juin 2016, atelier d'écriture pendant les rencontres Hyperville Marseille/Madrid, seulement les murs (peints à la chaux) sont faits! ; février 2017, pendant la première « Quinzaine du Turfu », une réunion avec différentes assos actives du quartier ; avril 2017, occupation festive de la place Cadenat avec le groupe femmes de la MPT, le temps d'une préfiguration et d’une séance photo ; octobre 2017, une boum parmi d'autres ; novembre 2017, deuxième « Quinzaine du Turfu », création d’une transformation en place public d’un terrain vague (le « Coin pour tous »), avec notamment les femmes de la MPT ; février 2018, un repas du midi parmi d’autres ; novembre 2017, partie de playstation dans le cabanon ; mars 2018, atelier d'un samedi après-midi pour préparer nos costumes de carnaval ; mars 2013, rencontres sur les cultures agricoles à Marseille, une réunion accueillie chez nous parmi d’autres ; mars 2018, le bureau des ETC est maintenant doté d'un méga-calendrier-guillotine ; avril 2018, pause clope au soleil pendant l’AG d’ETC.

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