L'été devait arriver

Trois petits CRS, une image-souvenir ramenée de l'occupation pirate d'un bâtiment vide, organisée par Jeudi noir pour toujours et encore faire parler des problèmes de logements – pas de pause estivale de ce côté là. C'était le 1er mai, le soleil et pleins de copains étaient au rendez-vous, ce fût une réussite.
Vous voulez en voir les belles images de Laurent Hazgui : par ici!
Vous voulez en voir une vidéo : par là!

Et pour vous faire plaisir, pour vous rafraichir les oreilles, écoutez-moi
The Wanderers, Wiggle Waggle, issu du petit bijou de compilation qu'est le coffret Trojan skinhead reggae.
Mais qu'est-ce que le «skinhead reggae»?



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Dr. Feelgood live!

J'évoquais le nom de ce fameux groupe dans un récent article et je m'aperçois que même dans la fugitive rubrique 'musique' de mon ancien site je ne vous en avais dit plus. Alors je m'empresse de vous faire découvrir ces Dr. Feelgood.

Boucles de guitares rauques et rebondies, rythmes entrainants, chanteur à la voix rocailleuse, tout cela dans la plus pure poursuite du blues. Adolescent, j'étais persuadé d'écouter à ce moment là un énième groupe de blues rock américain, mené par des quadragénaires bedonnants et barbus dont la malice avaient été de récupérer leurs partitions de John Lee Hooker et d'en doubler le tempo. Et déjà j'étais conquis.

Alors qu'elle fût ma surprise quand j'ai découvert le vrai visage de ce groupe. Heureux élève des Arts déco, comme cours d'histoire de l'art nous avions la possibilité de suivre un cycle sur l'histoire de la musique rock emmené par le célèbre Bernard Beney. Magnifique heure et demi de plaisir général que pas mal d'élèves suivaient avec les yeux brillants et le sourire, toutes les semaines. Le cours, de manière chronologique, vint un jour à buter dans ce corridor qui mène au punk. Et là il nous montra ça :

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Un tract pour ceux qui maraudent

Une petite participation bénévole au travail d'autres bénévoles ; une équipe de la Croix rouge qui maraude, hiver comme été. Il s'agit pour eux de partir à la recherche et à la rencontre des sans domicile fixe, pour leur apporter un peu de réconfort, un café chaud et peut-être, s'ils le souhaitent, les aider dans leurs démarches.

Il y a 100.000 SDF en France dont 8.000 à Paris. Sur ces derniers, 2.000 dorment dehors. Michel, Frédéric, Olivier et d'autres vont rencontrer ces personnes, s'accroupissent avec eux, essayent de nouer une confiance, de les aider. En ce premier mai ils vendront du muguet et une semaine plus tard ils feront leur quête annuelle.

Comme d'habitude, le tract m'a été commandé un peu au dernier moment, je n'ai pas eu le temps de remettre en question grand chose ici encore, mais j'ai simplement voulu faire plaisir (sans prétention, j'ai l'impression que des fois ça marche). C'est un A5 en noir et blanc.

À part ça, tout à l'heure, pour ceux qui souhaitent se joindre à un petit bain de foule bien chaleureux, la traditionnelle grosse grosse manif' du 1er mai partira à 14h30 de République pour rejoindre Nation. Un peu plus tard, les Jeudi Noir proposent une autre manifestation avec une action-occupation. Celle là partira à 16h place René Cassin, à côté de l’Église St Eustache. Alors, qu'est-ce que vous faites vous pour «la journée internationale de revendication des travailleurs»?

Grands soirs et petits matins

En mai 1968, William Klein participe aux États généraux du cinéma qui se sont montés à Suresnes dans l'élan du sabordage du festival de Cannes. Il quitte sa commission de cinéastes aux alentours du 20 mai, embrigadé par des étudiants, pour se retrouver sur le terrain de l'action, dans le quartier latin, caméra à la main.

Il se retrouve comme témoin direct de la lutte des étudiants, il filme des manifestations, des émeutes, des assemblées générales, des conférences de presse des leaders... mais le plus intéressant, le plus émouvant, c'est sans doute ces scènes de rues où les gens se parlent, débattent, se questionnent ensemble sur leur avenir, réfléchissent à la politique, à voix haute. On a beau discréditer ce mouvement en raison des idéologies qui l'ont en partie dominé, il n'en reste que la place donnée à la parole était alors extraordinaire – en même temps qu'elle était irrécupérable par les partis ou les syndicats.

Ce film est un témoignage qui vaut bien mieux que tout le fracas médiatico-démagogique qui règne en ce moment, où l'histoire est réécrite par ceux qui, un peu plus tôt, avaient retourné leurs vestes. L'essence de ce mouvement, ce cri de vie spontané, semble désormais bien éteint...

Et pourtant les manifestations réapparaissent, très régulièrement, à chaque nouvelle réforme anti-sociale et parfois spontanément, comme le mouvement des caissières de début février. La contestation gronde, le 1er mai s'annonce comme une belle et grande fête, le président est impopulaire mais, toujours et encore, les bourgeois se maintiennent les pieds au chaud.

«Je n'ai pas retrouvé cette sensation extraordinaire de me sentir chez moi totalement, comme je me sentais à Mai, avec cet échange, cette espèce de dialogue spontané que j'avais avec tout le monde autour de moi.»
C'est ce que nous dit William Klein à la fin de la présentation de son film.

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Techno Tuesday

Techno Tuesday est un petit site de comic strips. Andy Rementer s'y amuse, et nous avec, en s'attaquant avec une douce acidité aux nouvelles technologies et autres avatars du «monde moderne».

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Eddie & The Hot Rods, Do anything you wanna do

En Angleterre l'esprit du rock est incarné au milieu des années 70 par les groupes de pub rock. Comme son nom l'indique, ce mouvement se caractérise par le lieu où se déroulaient les concerts : des petits pubs, des clubs...
Le divorce avec les dinosaures du rock est alors consommé : les Who, les Rolling Stones et autres Led Zeppelin écument les stades dans des tournées-spectacles tout en sophistiquant leurs sons et ainsi se crée un irréparable fossé entre leur musique et le public. Leur musique est devenu «prétentieuse» et nous voilà bien loin de la fougue primitive du rock'n'roll. Il est temps de redonner tout son sens, toute son authenticité à cette musique!
Le groupe le plus «beau» de cette période sera sans aucun doute les turbulents Dr.Feelgood mais Eddie & The Hot Rods est un autre bon exemple de l'énergie qu'avaient alors à revendre les jeunes.
Ce sont ces groupes qui donnent les premières notes à l'esprit punk ; le déchainement fulgurant n'arrivera que très peu de temps après.

Do anything you wanna do,
première piste de leur second album, Life on the line, 1977.

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«Des manifestants s'en sont pris aux symboles hexagonaux.»

C'est ce qu'on pouvait lire en surtitre de l'article La fièvre antifrançaise s'étend dans le Libération du 21 avril 2008. L'image qui l'accompagne est d'une violence rare. La scène se passe en Chine, à Wahau, au centre du pays, devant un magasin Carrefour.


Photo Reuters

Vous pouvez cliquer sur l'image pour la récupérer en «haute définition».

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Small Faces, Sha-La-La-La-Lee

Fondé en 1965 à Londres, les Small Faces eurent une existence assez brève. Ce fût pourtant un des groupes Mods les plus écoutés et une des influences majeures du revival du rock britannique dans les années 90.






Sha La La La Lee,
sixième piste de la face B de l'album éponyme des Small Faces, leur premier album, 1966.

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