alchourroun.fr


C'est Baptiste Alchourroun, un de nos dessinateurs préférés
et contributeur régulier d'Article 11 au passage — qui fait son retour sur la toile, découverte ou re-découverte de son magnifique travail et de tous ses récents dessins.

Compil Zammix, avril 2017



Back! Presque six mois sans nouvelle sélecta (il est loin le rythme effréné des compils mensuelles). Mais l’ardeur ne s’éteint pas pour ambiancer les dancefloor des salles à manger des copains ou autres grands espaces prêts à recevoir les guincheurs secoués. Pardon aux voisins et merci à tous les danseurs qui mouillent le maillot. Zammix prochainement certainement à Brest le 30 avril, à La Javie (Gréoux) le 6 mai, à Lanas le 13 mai, à Chaumont le 20 mai.
Aperçu remuant de mes fétiches du moment :
Zammix 1704 – No border for rêveurs
Bisous Besos Baci Kiss Kiss.

La signalétique de la biennale de design graphique de Chaumont 2017 (en cours)

Depuis lundi après-midi, l'équipe Formes Vives et la famille de Nicolas sommes à Chaumont, du côté du lycée agricole surtout. On continue de travailler pour la Biennale de design graphique, 13 mai – 24 septembre. Weekend d'inauguration les 19-20-21 mai.



Prochainement à voir en ville!

Lyon, La Martinière Terreaux, Lamartine, Alban-Paul, Jeanne, Aurélia, Antoine, Félicité, Ali, Morgane, Anouk, Mona, Les Seychelles, François, Les Transversales



Départ samedi 25 mars pour Lyon, retour dimanche 2 avril.

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salon, musique, automobile, peinture



Une nouvelle fois la caisse à musique, version Picasso=Voiture, Vinci=Parking, Période bleu flic et bleu marine.
En collaboration avec Quentin Faucompré pour la peinture extérieure et Maxime Canelli pour les chansons d'intérieur. Sur et dans une Xsara Picasso prêtée par Lieutenant Bueno. Comme d'hab', des concerts de 3 minutes (guitare, boîte à rythme, clavier) pour deux personnes (ou plus).
Avec des coups de mains de Coline, Bueno, Xavier et l'équipe de Trempo', merci. Dans le cadre de la carte blanche de Quentin à Trempolino, Nantes.





Miniature sur Mégane télécommandée peinte par Quentin

L’affiche de la biennale de design graphique de Chaumont 2017




Nous avons dessiné une image pour Chaumont, une affiche pour un festival de design graphique. Nous l’avons imaginé pour des regards curieux, ceux des ami-e-s, pour Vincent, Jérémie, Catherine, Éric, Jean-Yves, Alexandra, pour les copines et copains qui viendront la voir de près ou pourront quand même l'apprécier de loin. Nous travaillons des affiches comme l’on prépare un festin, chacun y convie les idées du moment, les désirs de partage. Cela peut être politique, plastique, drôle, énervé, anecdotique, doux, amer, puis on prend le temps de travailler tout ça ensemble. Nous cherchons des ambiances, des odeurs graphiques. On espère que ça surprenne, qu'il y ait de l'émotion, une certaine liberté prolongeant par les formes la vivacité de nos mains et de nos têtes à travailler nos imaginaires.

Notre travail graphique n’est qu’une partie de nos aventures, des vies faites de rencontres, d'histoires, de lectures, d’images, de paysages, de musiques et de danses, une somme de choses qui façonnent notre épanouissement sans rogner sur le plaisir de l’instant présent. Cette affiche c'est un peu comme l'instantané d’un repas entre amis. Il y a des personnages qui se sont retrouvés autour d’une table, pour manger, discuter, faire une partie de cartes, répéter un spectacle, on n’en sait trop rien au final. Ils sont trois ou quatre, c’est déjà pas mal pour se sentir ensemble.

ll y a une table blanche, comme un début. Un âne partage ses carottes ou bien est-ce l'inverse. Un ou des monstres, des humains, des tâches, des traces, des objets, des formes incertaines. Tout cela participe à une dramaturgie. Que va-t-il va se jouer-là, se perdre, se trouver, se chercher? On se nourrit le corps et l'esprit? Puis la composition s’échappe et ouvre sur une fenêtre, et nous sommes ce soir-là particulièrement gâtés par un autre spectacle, cosmique. «Laisse-les regarder! Les animaux ne regardent qu'avec leurs yeux, nous, les humains, nous regardons avec notre folie.» (Wajdi Mouawad, Forêts)

De l’espace intergalactique, revenons à l’endroit du sens. Après Marie-José Mondzain et les nombreux-ses artistes qui nous nourrissent, nous aimons les formes au sens ouvert, flottant, qui nous proposent des lectures variées, qui nous embarquent et l’on ne sait jamais trop comment pourquoi vers où. Merde aux injonctions, aux propagandes, à la dialectique et à la sémiologie. On n’a jamais fait que vider les formes de tout intérêt vivifiant à vouloir courber leurs sens sous la logique des mots. Nous sommes entourés de toujours plus de visuels insipides et vulgaires, de ces slogans idiots, de ce langage de la publicité aussi violent et désincarné que le monde marchand et industriel qu’il promeut. Nous essayons de faire d’autres types d’images un peu comme nous essayons de déployer des pratiques à la marge du système capitaliste nauséabond. Voilà des formes, des signes, des couleurs, des motifs, appelons-ça cuisine ou poésie, voilà l’image à laquelle nous sommes arrivés en cette fin mars 2017, à force d’essais et d’échanges. Nous avons l'intuition qu'elle nous ressemble.

Et les mots!? Bim, des mots sont comme tombés sur notre composition, que font-ils là? «Pour échapper à la rigidité du point de vue qui a tendance à s’imposer comme étant le seul possible, il faut inventer des analogies et des comparaisons inédites, qui nous permettent de voir sous un nouveau jour, c’est-à-dire de recommencer à voir, les phénomènes apparemment les mieux connus.» (J. Bouveresse)

Joie d’offrir et, nous espérons sincèrement, plaisir de recevoir.

Les Formes Vives

120x180 cm, 60x80 cm et 40x60 cm, quatre couleurs, imprimé chez Lézard graphique

Chunky Charcoal




Fresques réalisées lors de trois représentations du spectacle Chunky Charcoal où j’interprétais à la craie la partition dessinée et créée par Benoît Bonnemaison-Fitte, qui ne pouvant crayonner ces soirs-là, m’a invité à le remplacer.

"Chunky Charcoal est un spectacle de et avec Sébastien Barrier, Benoît Bonnemaison-Fitte et Nicolas Lafourest.
Devant une page blanche de neuf mètres par trois, la parole de Sébastien Barrier convie, rassure, accueille. C’est un peu comme le début d’un récit, d’une fable. Un peu, aussi, comme une sorte de messe païenne. Ce sont les premiers mots d’un retour de chasse, une tentative d’explication de la journée, des mois passés, des expériences vécues ces derniers temps. C’est en outre l’occasion de dresser la liste de ce que nous perdrons, peut-être ou sûrement, un jour. Benoît Bonnemaison-Fitte, affairé sur la page, inscrit, relève, classe, trace, dessine en mots, noircit, garde des traces et rend visible ce qui est dit. Témoignage graphique qui organise et répand le chaos d’une pensée en train d’éclore. Il offre, très vite, un nouveau texte, augmenté, déformé, tronqué, où les mots entrent en voisinage, s’assemblent et se répondent, multipliant à l’infini les lectures possibles.
Dans les méandres de cette parole qui prend forme, la musique de Nicolas Lafourest imprime son propre itinéraire, exacerbant la sensibilité des mots. Impossible de ne pas voir ce qu’elle fait à la parole. Elle l’implique de manière grave, anecdotique, chantante, mélancolique, implorante, rassurante ou engagée. Elle en fait la matière d’un prêche, le synopsis d’un film, la structure d’une ode. Un poème."
texte extrait du Centre de production des paroles contemporaines

Pour consulter les prochaines dates c’est par ici.
Je remercie infiniment Benoît, Sébastien et Nicolas pour m’avoir fait partager cette magnifique pièce et permis d’approcher leur art. Merci aussi aux théâtres de Saint-Barthélémy d’Anjou, d’Inzinzac-Lochrist et de Vernouillet pour l’accueil.

Feu Foin, deuxième semaine

Notre aventure limousine continuait du 27 février au 3 mars. Après une première semaine en novembre dernier dans les murs de l'école d'art de Limoges, la deuxième semaine de ce qu’on appelle pour l'instant FEU FOIN s’est déroulée sur le plateau de Millevaches. Nous avons posé nos sacs à deux pas de Tarnac, très heureux d’être accueillis et pouvoir prendre le temps de découvrir le coin. L'odeur de la cheminée, le goût du matin frais, marcher dans la neige, rencontrer nos hôtes, une chouette et délicieuse cantine, l’organisation d’une ferme collective, et encore, et encore.
Nous nous sommes présentés, pris le temps d‘échanger et, à l'aune des apprentissages autonomes, nous nous sommes dit qu'une école d'art en 2017 aurait mille raisons de s’installer là. Celle d'un art qui s'inventerait loin du marché et de l'individualisme crétin. Un art de vivre et de faire ensemble. Une semaine de travail dans l'atelier bois et des rencontres fortes, avec les gens qui font vivre le lieu, des mises en pratique qui déplacent et questionnent notre — mon — rapport au monde et nos choix de vie. Loin du discours mais pas de la parole, nous avons vécu une semaine intense et il nous tarde déjà d'y retourner.
L’objet premier de cette semaine (ou bien seulement le prétexte?) était d’avancer dans la construction de notre machine-roulante-non-productive, sorte de char que l’on viendra finir en mai et avec lequel nous partirons en septembre.



Toujours avec Marion, Laurie et Lauriane, Léa, Madeleine, Anna, Mellie, Marion, Louis, Gaëtan.

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