Typographies
Au 2 rue d’Arcueil se situait notre atelier parisien entre 2009 et 2011. C’est aussi le nom d’un de nos premiers caractères, une linéale dansante et agréable à lire — nous l’employons régulièrement comme caractère de labeur. 2009.

La Rue de la Bâclerie, ronde, naïve, grassouillette, une Comic Sans MS à notre sauce… Son nom renvoie au Stakhanov, bar rock nantais situé à cette adresse. Novembre 2012.

Le 40 rue Barbès est la typographie de l’association Ékoumène qui, à cette adresse, a bâti le premier immeuble collectif, écologique et non spéculatif de Brest (avec trois étages). Nicolas est de la partie. Novembre 2009.

Le Brest, de drôles de lettres, une géométrie à la rationalité sympathique et des angles rudes comme un héritage prolétaire affirmé. Janvier 2011.

Le Rue Bruat, pimpant caractère de titraille. C’est là où se trouvait le local des copains de Canal Ti Zef, mais aussi le squat brestois Le Radeau ; ouvert pendant trois semaines avant les élections de 2012, pour faire de la politique autrement, avec des repas, discussions, concerts, ateliers, projections, lectures… Juin 2012.

Une scripte sauvage et épaisse, dessinée au retour d’un road trip à vélo à travers le Danemark et la Suède. Octobre 2013.

Une petite scripte dansante et désinvolte. Au 4, rue Ernest Renan, a ouvert L Cause, «un espace associatif de défense et de promotion des droits des femmes». Octobre 2012.

L’Estaque est dessinée d’après une plaque de rue émaillée rencontrée dans ce bout de Marseille si cher à Robert Guédiguian ; nous l’avons placée dans la boîte à outils graphiques des Chercheurs de midi. Janvier 2012.

La Fontblanche, du nom du joli parc Vitrollais où se trouve le théâtre municipal, est une fonte sans serif italique, un peu électrique et rudimentaire, que nous avons confiée au Syndicat d’initiatives citoyennes de Vitrolles. Août 2012.

La Rue Francisco Ferrer donne une prolongation numérique à la spontanéité du geste manuel. Cette très petite rue, qui porte le nom d’un grand pédagogue anarchiste, est à deux pas de l’atelier nantais de Geoffroy. Novembre 2012.

Le Gahard, créé pour l’identité graphique de la Scop Le Pavé. Une grotesque bien costaude et inoxidable! Initialement dessinée pour des titrages, nous l’avons déclinée en plusieurs versions dont une est dédiée au texte de labeur. 2011-2012.

Le 44 rue des Gravilliers, d’après des typographies employées sur les affiches anarchistes de la Guerre d’Espagne, dessiné pour la série d’articles «Politique(s)», Article11. Elle porte l’adresse parisienne du premier bureau de l’Association Internationale des Travailleurs. Octobre 2011.

Dans la rue Jacques-Cœur se trouvait l’exigu refuge parisien où Geoffroy était logé pendant «Un instant mon petit», son travail de fin d’étude réalisé avec Carmen Bouyer. Mars 2012.

Quartier populaire brestois où s’était installé le percutant et inoubliable festival Enrageons-nous! en 2004, Keredern est aussi une fonte full cap, dure ou attendrissante selon comment on décide de la regarder. Mars 2011.

La Rue Latouche, un mélange amusant de linéale (presque géométrique) et de scripte, dessiné pour la cantine associative L’Attribut (2, rue Latouche-Treville, Brest). Avril 2011.

Le Place Lazare-Goujon est un caractère de labeur aux lignes ciselées. Utilisé en petit il donne une douce vibration aux textes. Dessiné pour la compagnie du Théâtre du Grain, son nom est un clin d’œil au TNP de Jean Vilar, à Villeurbanne. Août 2012.

Avec la Jacques-Cœur, la Rue de la Manut’ est l’autre fonte créée par Geoffroy pour «Un instant mon petit», projet mené avec Carmen Bouyer. Par cette rue étaient livrés le matériel et les produits (comme les fruits et légumes de leur Amap hebdomadaire) pour leur buvette installée au Palais de Tokyo. Avril 2012.

La Métropolis, une police austère et hautaine, dessinée pour typographier les mots des dominants — notamment dans la chronique «Le capital dans tous ses espaces», Article11. Décembre 2010.

La Montilla est une adaptation de la calligraphie de Leonor Canales, directrice artistique et comédienne. Cette fonte est notamment employée sur le site de sa compagnie, À Petit Pas. Janvier 2011.

Le 36 quai des Orfèvres a fait sa première apparition pour la titraille musclée des «Marchands de peur», un entretien avec Mathieu Rigouste, Article11. Octobre 2011.

La 86 Palatine road, dans l’esprit des fontes de l’Anglais Neville Brody, dessinée pour l’article «Années 1980 : les fossoyeurs du nouveau monde», Article11. Janvier 2011.

La Petite Siouville est une fonte rondouillarde et ramassée, avec des capitales pas plus hautes que ses minuscules. Petite mais solide, souvenirs d’été près de la Hague. Janvier 2012.

Ce caractère scripte, très énergique, a été mis à contribution pour la première fois dans la revue Z n°6, traitant des nombreux points effrayants et révoltants de la filiale nucléaire. Mai 2012.

Le quartier des Quartier Moulins, jouxtant le populaire Recouvrance, est là où se construit l’immeuble d’Ékoumène. Dessinée «comme ça vient» par Nicolas. Décembre 2013.

La Sainte-Baume, fonte art déco, est une reprise de la belle enseigne des Excursionnistes marseillais, visible au 33 allées Gambetta, Marseille — où sont aujourd’hui installés nos amis de Fotokino! Tandis que le club des Excursionnistes existe toujours : depuis 1897 ces infatigables marcheurs arpentent les environs de Marseille. Novembre 2011.

Le Saint-Renan (en breton Lokournan), une scripte dérivée de l’écriture de Nicolas ; notre premier caractère fait-maison abouti. 2009.


Cette police est dédiée à l’association Collporterre, c’est une monospace étroite, notamment utilisée sur écran. La signature s’obtient grâce aux ligatures et les nombreux dingbats permettent de dessiner des filets. Totnes est aussi une petite ville anglaise, auto-proclamée «capitale mondiale de la transition». Septembre 2013.

Une grotesque dessinée du côté de Recouvrance, simplette et un peu mal branlée mais qui sert quand même de temps en temps pour du texte courant. Juin 2011.

Le place Voltaire d’Ivry c’est bien sûr l’architecture de Jean Renaudie & Nina Schuch, mais c’est aussi l’atelier de Gérard Paris-Clavel ainsi que la conviviale Fenêtre-expo et, juste à côté, notre librairie préférée : Envie de Lire. C’est un peu, pour nous, l’épicentre d’un communisme révolutionnaire et généreux. Octobre 2012.