Typographies
Le 2 rue d’Arcueil était l’adresse de notre atelier parisien entre 2009 et 2011. C’est aussi une sans serif peut-être pas si linéale que ça, dansante et agréable à lire — nous l’employons régulièrement comme caractère de labeur.

Le Rue de la Bâclerie, rondouillarde et un peu maniérée, une ligne trébuchante… Vous vous demanderez quel est le rapport avec le Stakhanov, bar rock nantais situé dans cette rue?

Le 40 rue Barbès est la typographie de l’association Ékoumène qui, à cette adresse, va bâtir le premier immeuble collectif, écologique et non spéculatif de Brest (avec trois étages).

Le Brest, de drôles de lettres, des angles assez durs comme un héritage ouvrier affirmé et des lignes qui ont une rationalité bien à elles.

Le Rue Bruat, pimpant caractère de titraille, porte l’adresse du squat brestois Le Radeau ; ouvert avec panache pendant trois semaines avant les élections de 2012, pour faire de la politique autrement, avec une programmation de repas, discussions, concerts, ateliers, projections, lectures…

L’Estaque est dessiné d’après une plaque de rue émaillée visible dans ce bout de Marseille si cher à Robert Guédiguian ; nous l’avons placé dans la boîte à outils graphiques des chercheurs de midi.

Le Fontblanche, du nom du joli parc Vitrollais où se trouve le théâtre municipal, est un caractère sans serif italique, un peu électrique et rudimentaire, que nous avons confié au Syndicat d’initiatives citoyennes de Vitrolles.

Le Rue Francisco Ferrer est la poursuite des recherches graphiques de Geoffroy, prolongeant la spontanéité du geste avec le dessin numérique. Cette très petite rue, au nom d’un grand pédagogue anarchiste, est à deux pas de son atelier nantais.

Le 44 rue des Gravilliers, d’après des typographies employées sur les affiches anarchistes de la Guerre d’Espagne, dessiné pour la série d’articles «Politique(s)», Article11.
Du nom de l’adresse du premier bureau de l’Association Internationale des Travailleurs à Paris.

Dans la rue Jacques-Cœur se trouvait l’exigu refuge parisien où Geoffroy était logé pendant «Un instant mon petit», son travail de fin d’étude réalisé avec Carmen Bouyer.

Le Larris, une fonte fantaisie pour la titraille du journal mural Le Mur Mur (du quartier) des Larris, à Fontenay-sous-Bois. Dessiné par Delphine Sigonney durant son stage à nos côtés.

Le Rue Latouche, un mélange désaltérant de linéale (presque géométrique) et de scripte, dessiné pour la cantine associative L’Attribut (2 rue Latouche-Treville, Brest).

Le Place Lazare-Goujon est un caractère de labeur aux lignes ciselées. Utilisé en petit il donne une douce vibration aux textes. Il a été dessiné pour la compagnie du Théâtre du Grain, son nom est un clin d’œil au Théâtre national populaire de Jean Vilar, à Villeurbanne.

Le Métropolis, un caractère austère et hautain, dessiné
pour typographier les mots des dominants — notamment dans
la chronique «Le capital dans tous ses espaces», Article11.

Le Montilla est une adaptation de la calligraphie de Leonor Canales, directrice artistique et comédienne. Cette fonte est notamment employée sur le site de sa compagnie À Petit Pas.

Le 86 Palatine road, dans l’esprit des fontes de l’anglais
Neville Brody, dessiné pour l’article «Années 1980 :
les fossoyeurs du nouveau monde», Article11.

Le Petite Siouville est un caractère rondouillard et ramassé, avec des capitales pas plus hautes que les minuscules. Petit mais costaud, dessiné un été près de la Hague.

Le Sainte-Baume, caractère art déco, est une reprise de la belle enseigne des Excursionnistes marseillais, visible au 33 allées Gambetta, Marseille — où sont aujourd’hui installés nos amis de Fotokino! Tandis que le club des Excursionnistes existe toujours, depuis 1897 ces marcheurs arpentent les environs de Marseille comme la Santa Bauma.

Le Saint-Renan (en breton Lokournan), une scripte dérivée
de l’écriture de Nicolas ; notre premier caractère fait-maison.
